Au secours! J’sais pas quoi choisir!

Au secours! J’sais pas quoi choisir! 

Par Sandra Chery

Je suis ravie d’avoir Sandra Chery comme collaboratrice. Son domaine d’expertise s’inscrit dans les préoccupations soulevées par mes abonnés. Dans cet article, elle parle d’un sujet qui nous touche tous, à divers degrés : faire des choix.  

Bonne lecture! 

Après deux épuisements professionnels et une dépression en 2013, Sandra s’est promise de ne plus faire de compromis et de gagner sa vie en faisant uniquement ce qu’elle aime. Résultat?  Elle est aujourd’hui conseillère d’orientation, mentor auprès de femmes entrepreneures, chroniqueuse carrière à la radio, enseignante en intégration socioprofessionnelle et conférencière.

Dynamique, chaleureuse et optimiste, sa philosophie repose sur le fait que le travail que nous faisons doit être le reflet de notre personnalité et faire du sens dans notre vie. Elle maîtrise toutes les étapes d’un changement de carrière réussi. Sa passion est d’accompagner les autres à faire de même.

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Courriel : sandra@sandrachery.com

Tu ne sais pas trop quoi faire. Tu hésites entre un oui, un non, un peut-être. Quelle carrière choisir? Dans quel programme d’études t’inscrire?

Si seulement quelqu’un pouvait te dire quoi faire! 

Cette peur de ne pas faire le bon choix t’habite et elle t’empêche d’avancer, d’être libre et, juste, d’être toi comme tu en as envie! Si quelqu’un pouvait te dire juste quoi faire! Justement, que quelqu’un te dise quoi faire serait le problème!

Souvent, ces hésitations apparaissent sous forme d’inquiétudes, de découragement, d’un sentiment d’impuissance, de préoccupations et d’anxiété. Certains font des choix impulsifs pour ne plus ressentir cette indécision; d’autres, face au malaise d’effectuer un choix,  procrastinent.

Or, lorsque l’on canalise une bonne partie de son temps, de son attention et de son énergie à lutter contre son indécision ou à l’éviter, il ne nous reste pratiquement plus rien pour poser des actions concrètes qui permettent d’avancer vers ce que l’on veut vraiment accomplir dans nos vies et vers ce qui ferait du sens pour soi.

Comment choisir? Pourquoi douter à ce point? C’est ce que je tenterai de démystifier dans cet article.

Quelques mises au point

Premièrement, mettons quelque chose au clair: avant de prendre une décision, il est nécessaire de choisir. Et justement, c’est là que réside le cœur de la difficulté. Les gens n’arrivent pas à choisir et, sans choix, il est impossible de passer à l’action.

Faire un choix implique un processus d’analyse d’options dans lequel on pèse le pour et le contre, on identifie nos préférences, on compare des critères en tenant compte de nos valeurs et de nos motivations. Bref, c’est un processus assez rationnel qui demande de la réflexion. Plus il y a d’options et plus on peut exercer notre pouvoir de choisir et de prendre le contrôle de notre vie. Chaque occasion de faire un choix devient un moment de renforcement (« empowerment ») et de croissance.

La prise de décision a lieu lors du passage à l’action

La prise de décision a lieu lors du passage à l’action, c’est-à-dire en posant des actes qui concrétisent les choix effectués. C’est à ce moment-là aussi que l’indécision devient apparente par l’absence d’un plan d’action et d’actions concrètes.

Plus d’infos, please!

Étant donné que le processus de faire des choix implique une certaine démarche rationnelle, parfois le fait d’avoir plus de renseignements sur un programme d’études, p. ex., facilite la prise de décision. D’ailleurs, l’expression « faire un choix éclairé » fait référence à l’importance d’avoir toute l’information nécessaire pour faire un choix en connaissance de cause.

Alors, revêts ton chapeau de Sherlock Holmes et sois un détective digne de ce nom en prévoyant plusieurs activités pour ta collecte de données.

Y a-t-il une personne-ressource dans la salle?

Dans le cas d’un choix d’une profession ou d’un métier qui t’intéresse, l’idéal est de demander une rencontre d’information à une personne qui exerce le métier ou la profession qui t’intéresse. Cette personne te partagera un point de vue plus réaliste de son quotidien en plus d’attirer ton attention sur des détails auxquels tu n’aurais même pas pensé. De plus, passer une demi-journée ou quelques heures dans le milieu de travail permet de constater par soi-même la routine du domaine et de vérifier si cette réalité te convient.

Dans le cas d’un choix de programme d’études, participer au programme « Étudiant d’un jour » dans certains cégeps et centres de formation professionnelle permet d’expérimenter en direct l’atmosphère dans les salles de classe et d’être en contact avec une partie du contenu enseigné. Assister à des séances d’information te permettra, également, d’obtenir encore plus d’information.

Sans connaissance de soi, point de décision…

 Lorsque vient le temps de peser le pour et le contre, il importe de prendre en considération ses intérêts, ses valeurs et ses motivations. Le hic c’est que bien des gens ne se connaissent pas et cette méconnaissance de soi se traduit par une difficulté de choisir et prendre des décisions. D’où l’importance de faire des bilans régulièrement afin d’approfondir sa propre connaissance de soi. Tu peux faire ça de plusieurs façons. Dans un premier temps, tu peux faire une liste de tes valeurs et déterminer celles que tu souhaites prioriser dans le contexte de la décision à prendre. Dans un deuxième temps, te questionner pour clarifier l’intention d’une action est une autre façon de faire appel à ta faculté d’introspection.

Donner son pouvoir aux autres? 

Très souvent, les personnes qui ont une connaissance de soi peu développée ont tendance à chercher conseil chez autrui en espérant que leur entourage les aidera à trancher. Cette demande d’aide peut cacher une recherche de validation de l’entourage. Se fier sur les opinions d’autrui peut paraître comme une bonne alternative à prime abord. Le problème est que l’on construit sa vie en utilisant une philosophie qui n’est pas la nôtre et qui ne reflète nullement la personne que nous sommes en termes de valeurs, de principes, de motivations. De plus, s’en remettre aux impressions des autres ne permet ni d’affirmer sa personnalité ni de développer sa confiance.

Entreprends ce voyage vers ton intérieur pour développer une plus grande écoute de toi-même et de ton cœur.

La peur, toujours la peur

L’un des obstacles majeurs lorsque vient le temps de choisir demeure la peur. Les plus communes sont la peur de se tromper, celle de l’échec, de l’inconnu et celle de déplaire….

Peut-être qu’en ce moment tu es aux prises avec l’une de ses peurs concernant une décision dans ta vie professionnelle que ce soit pour demander un congé, suivre une formation, quitter ton emploi, retourner aux études, prendre un congé sabbatique, changer de carrière , choisir une nouvelle carrière ou mettre les points sur les «i» et les barres sur les «t» à un client difficile ou à un collège envahissant.

Et s’il fallait qu’on se trompe! OMG!

La peur de se tromper est celle que mes clients mentionnent le plus souvent en consultation. Et si je te disais que se tromper est un concept qui n’existe pas!!! Oui, se tromper dans l’absolu n’existe pas. Le concept de se tromper implique qu’il existerait une norme qui définirait ce qui est une bonne ou une mauvaise décision. D’entrée de jeu, il y a un jugement de valeur du besoin, de ce que l’on souhaite réaliser. Qui sont les juges de nos besoins, de nos rêves, de nos désirs? N’importe quelle personne significative à nos yeux ou une figure d’autorité, comme un parent, un professeur, un employeur, un ami, ou la société en général. Très souvent, les normes en question sont des commentaires, des opinions entendues, des interdits ou des diktats de l’enfance que l’on a intégrés afin d’éviter de déplaire et pour se conformer aux attentes extérieures.

Souvent, avec la peur de se tromper vient, un besoin de faire la bonne chose comme l’élève à l’école qui tente de trouver la bonne réponse à la question de l’enseignant. Le problème est que notre vie personnelle est loin d’être une question à laquelle on peut répondre correctement. Notre identité n’est pas un quiz vrai ou faux.

La seule façon que l’on pourrait se tromper c’est en cherchant à répondre aux attentes et aux critères des autres : son père, sa mère, la société, etc. Cette croyance a son origine souvent dans l’enfance. Par exemple, l’enfant que nous étions a pu interpréter un froncement de sourcil ou une petite remarque du genre « Ben voyons! » ou un simple « Non » comme quoi ses opinions, ses préférences et ses envies n’étaient pas correctes ou appropriées. Avec, le temps, on vient à donner de l’importance à l’opinion de l’autre qui prévaut dans nos vies.

La conséquence de tout cela est que, très tôt, on vient à entretenir le doute sur soi. Un manque d’équilibre s’installe en faveur d’une identité fragile qui nous amène à nous remettre en question et à avoir peur de mal choisir. Or, l’ironie dans tout cela c’est que lorsque l’on doit prendre des décisions, on est appelé à projeter à l’extérieur de nous nos opinions et à être authentiques en affichant nos vraies couleurs. Et si on doute de nos vraies couleurs, il est difficile de choisir et de prendre une quelconque décision.

Se laisser définir par autrui? Euh, j’pense pas, non.

Ne laisse pas les opinions et les commentaires d’autrui définir ta réalité et qui tu es. Apprends à écouter ton cœur et à faire confiance à ton intuition. Commence par t’écouter dans des contextes simples, sans grande importance, pour bâtir ta confiance. Ensuite, il deviendra plus facile de te laisser guider lors de décisions importantes. Lorsque ton cœur – ton intuition – te dit qu’une voie est la bonne, c’est que ta décision te convient. Tant et aussi longtemps que l’on écoute nos vraies envies, on ne peut pas se tromper. Il est possible que les choses ne tournent pas comme nous le souhaitons, mais cela ne veut pas dire que l’on ne se soit pas écouté pour autant!

La zone de confort devient en apparence une bulle de sécurité

La peur de l’inconnu et la peur de l’échec vont de pair. En fait, la peur de l’inconnu révèle une difficulté à gérer l’incertitude. Par conséquent, prendre le moins de risques possibles est la façon la plus commune de gérer les impondérables et d’éviter, ainsi, de vivre des échecs. Bref, la zone de confort devient en apparence une bulle de sécurité qui protège de tout élément menaçant qui susciterait une remise en question. Cependant, la recherche de sécurité nous vole des possibilités d’avancer, de grandir et de nous améliorer. Décider c’est prendre des risques et d’accepter d’assumer les conséquences de nos choix. Qui plus est, l’échec peut devenir une source d’apprentissage sur soi-même dans nos vies.

L’incapacité d’accepter une part d’inconnu dans nos décisions ouvre la porte à l’anxiété, car l’immobilisme causé par l’absence de choix et d’actions contribue à ressasser nos pensées, nos craintes et à changer souvent d’avis. Parfois, l’anxiété peut susciter une prise de décision impulsive : une impatience face à l’inconfort de ne savoir quoi faire et qui fait que l’on fonce sans même réfléchir aux conséquences.

Une autre attitude typique face à l’incertitude consiste à s’attendre au pire peu importe la décision. Dans de tels cas, la personne aurait tendance à amplifier les conséquences d’un «mauvais» choix et elle éprouverait de la difficulté à réfléchir en termes de possibles. Mais pourquoi voir l’inconnu comme réservant automatiquement des choses mauvaises, négatives? L’inconnu recèle également de belles surprises. Un état d’esprit axé sur les possibles aide à développer sa foi en la Vie et à croire que des choses positives découleront des décisions comportant une certaine dose de risque. Si, pour toi, faire un choix est une source de stress, demande-toi si tu n’es pas en train d’exagérer les conséquences d’une décision inexacte et si tu te perçois comme incapable de surmonter ces conséquences négatives.

Le droit de changer d’opinion

Face à l’inconnu, la prise de décision est souvent vue comme définitive. Une fois prise, la perception de ne plus pouvoir faire marche arrière génère la recherche de contrôle pour parer à l’anxiété. Toutefois, ce type de raisonnement entretient une vision de la vie comme un chemin déjà tout tracé avec zéro détour. Mais justement, notre vie n’est pas un chemin déjà tout tracé…Non, nous la construisons au fur et à mesure des décisions que nous prenons. À chaque décision, il devient important de s’arrêter et d’observer ce que l’on ressent ainsi que son paysage émotionnel intérieur. Si on apprend à s’arrêter régulièrement et que l’on développe une aptitude à réfléchir sur soi-même, on diminue les risques de foncer droit dans un mur et de vivre un échec.

Comment faire pour se décider et passer à l’action

Pour conclure, je te partage les essentiels de la prise de décision.

  • Fais des mini-bilans et évalue les retombées possibles de tes décisions. Si quelque chose ne te convient pas, donne-toi la permission de changer d’idée et de prendre une nouvelle décision qui te convient davantage. Concentre-toi sur le processus d’apprendre à mieux te connaître en valorisant tes intérêts et tes valeurs et non sur le résultat.
  • Dans un premier temps, accepte de renoncer à vouloir contrôler le résultat qui découlera de tes décisions. N’aies pas peur de vivre des petites déconfitures ou d’avoir à surmonter quelques écueils; tu as tout ce qu’il faut pour y faire face. De plus, l’omniscience, ou la capacité de pouvoir savoir tout ce qui va t’arriver, ne t’appartient pas, et c’est ce qui rend la vie si belle. Le fait qu’elle peut te surprendre agréablement.
  • Ensuite, sois curieux et développe une attitude investigatrice. Cherche et tu trouveras des réponses à tes questions. Ose demander à des gens de ton entourage de te partager leur expérience afin d’élargir tes perspectives et mieux saisir les enjeux et les réalités sur lesquels tu dois porter un choix. Attention! Tu ne leur demandes pas leur opinion sur la décision que tu dois prendre! Tu fais juste recueillir de l’information.
  • Finalement, fais confiance à ton intuition et écoute ton cœur. Très souvent, agir en fonction de ses valeurs et de ses envies ouvre la porte à une vie plus riche de sens et permet d’avancer en vivant de belles réalisations. Juger ses désirs et ses rêves nous éloigne de nous-mêmes et peut faire en sorte que l’on se perde de vue. En apprenant à t’écouter, tu développeras ainsi ta capacité d’effectuer des choix authentiques qui te ressemblent.

Si tu veux en apprendre plus ou tu veux des conseils personnalisés, n’hésite pas à communiquer avec moi. Ça sera peut-être ta première décision sur ton nouveau parcours!

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Tes choiX. Ta vie.

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2017-07-12T14:33:13+00:00

One Comment

  1. Hélène Magnan avril 7, 2017 at 3:47 - Reply

    Merci d’être là. Je te découvre en pleine psychothérapie et en questionnement. Tu es extraordinaire comme tous et chacun peut l’être quand quand il se libère. Merci d’être là.

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